Compagnie Les Compagnons de Pierre Ménard


La compagnie des Compagnons de Pierre Ménard s’est fixée « un objectif simple, ambitieux, mais peut-être essentiel : la promotion de l'art littéraire. Pour cela, nous avons décidé de privilégier l’adaptation d’œuvres contemporaines et non-théâtrales (correspondances, journaux intimes, poèmes, nouvelles, romans). Par ailleurs, nous travaillons sur l’élaboration d’un vocabulaire corporel issu de la langue des signes et du mime. »
 
Pourquoi Pierre Ménard ?

À cause de Jorge Luis Borgès ! Car son œuvre est en perpétuelle référence à d’autres littératures : de celle d’Homère aux contes chinois, en passant par Shakespeare ou Cervantès. Et c’est ainsi que dans sa nouvelle, Pierre Ménard, l’auteur du Quichotte, il imagine, avec beaucoup d’humour, un obscur auteur français qui aurait entrepris, au début du XXe siècle, de réinventer le chef-d’œuvre de Cervantès… Il réussit à en « réécrire » (sans le copier !) trois chapitres à l’identique ! Pour rendre un hommage amusé à Borgès (et à Cervantès avec lui) nous sommes donc les compagnons de ce Pierre Ménard : auteur fictif, mais quel auteur !

« Nous considérons la représentation avant tout comme un moment de partage avec le public. (...) L’idée est d’abord d’abolir la séparation scène/salle. Les comédiens invitent les spectateurs à s’installer au plus près, sur des tapis, des coussins, avant les premiers rangs de chaises ou de fauteuils. Le dialogue se crée d’emblée avec le public, dans une introduction humoristique et interactive, où nous présentons la compagnie, la langue des signes et notre Conte-dit-du-bout-des-doigts. À l’issue de ce dernier, les spectateurs sont de nouveau conviés à participer de façon ludique, en apprenant une chanson chantée et signée extraite du spectacle. Une chanson dont ils pourront emporter le texte chez eux pour préserver le lien créé lors de cette rencontre. Au final, une forme originale, hybride de théâtre et de lecture. »

Nicolas Fagart : metteur en scène, comédien
Au théâtre des Athevains à Paris, il travaille plusieurs années à la construction de décors et autres régies techniques : lumières, plateau et son. Après avoir réalisé un film sur le théâtre, qu’il tourne dans le lieu même où il travaille, il devient comédien et assistant à la mise en scène sur la future création. Il goûte avec bonheur aux deux.
À la suite, il joue dans des mises en scène de Jean-Pierre Vincent (Théâtre des Amandiers), Sophie Lecarpentier, Patrice Bigel, Véronique Widocq, Armel Veilhan, Jean-François Demeyere, ou Jean-Christophe Chedotal, et assiste à la mise en scène, Laurence Février, Anne-Marie Lazarini ou Philippe Ulysse.
En 2003, il crée, avec Isabelle Florido et François Stemmer, la compagnie Les Compagnons de Pierre Menard, dont il prend en charge la direction artistique, se fixant deux axes de recherche : l’adaptation pour la scène d’œuvres littéraires et l’élaboration d’un vocabulaire corporel issu de la langue des signes et du mime.
Entre autres Contes-dits-du-bout-des-Doigts, lectures théâtralisées et déambulations contées, il met en scène un spectacle de théâtre jazz : Novecento : pianisted'Alessandro Baricco, un spectacle très jeune public : L’Arbre sans fin, de Claude Ponti, et travaille actuellement à sa Tentacion: projet tentaculaire autour de la Tentation de Saint-Antoinede Flaubert.
 
Isabelle Florido : comédienne
Née en 1971 de parents sourds et espagnols, Isabelle Florido découvre l’Art Dramatique à 22 ans, et après avoir eu son diplôme d’ingénieur en électrotechnique, se lance en toute logique dans le théâtre. Le parcours de cette comédienne polyglotte et curieuse de tout est très éclectique : commedia dell’arte, manipulation de marionnettes, comédie musicale, Shakespeare dans le texte, théâtre contemporain, poésie dite ou signée.
Elle a travaillé sous la direction, entre autres, de Thierry Bedard, Claire Lemichel, Sophie Lecarpentier, Benoit Lavigne, Marie-Charlotte Biais, Alain Kowalczyk, David Friszman, Jean-Christophe Chedotal, Géraldine Bourgue...
Son exploration des potentialités théâtrales de la langue des signes, commencée en 2001, se poursuit depuis six ans avec Les Compagnons de Pierre Ménard.
 
François Stemmer : comédien
Né le 1er juillet 1968. Entre 16 et 22 ans, il suit des cours au Conservatoire de Nice, puis au Théâtre de Nice. A 23 ans, il monte à Paris et suit les cours de l’école du Passage, réalise un court-métrage, joue dans d’autres. Il joue des pièces de Molière, Georges Feydeau, Harold Pinter, Michel Azama, Michel Vinaver, Rémy De Vos, sous la direction, entre autres, de Myrto Reiss, Jean-François Demeyer, Catherine Sorba, Francis Aiqui, Henri Legendre, Franck Delapersonne , Olivier Cappellier et Chokri Krimi. En 2001, il découvre Arthur Rimbaud et joue Une Saison en enfer, mis en scène par Nicolas Fagart. Co-créateur en 2003 de la compagnie Les Compagnons de Pierre Ménard, il joue, depuis, dans toutes leurs productions.
En 2006, il crée avec Julien Touati le duo Les Bernards pour lequel il réalise des Performances Gastronomiques. En 2008, il publie aux éditions Leo Scheer la nouvelle La tour Eiffel à Venise. Il travaille actuellement à une installation photographique ayant pour thème l’adolescence et sur un spectacle autour de David Bowie.