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Vernissage de l’exposition "La rue. Où le monde se crée"

Date
07 Juin 2019 20:00

Le centre d’art contemporain La Panacée présentera  La rue. Où le monde se crée, une exposition réunissant  80 artistes internationaux, en partenariat avec le MAXXI à Rome. 
 
Exposition du 8 juin au 18 août 2019 
Vernissage le vendredi 7 juin à 20h à La Panacée 
 
Cette exposition a été conçue par Hou Hanru, curateur ayant participé aux plus grands rendez-vous de l’art contemporain international - Biennale de Shanghai, Biennale de Gwangju, Nuit Blanche à Paris, Biennale de Tirana, Biennale d’Istanbul, Biennale de Lyon, Triennale d’Auckland, et Biennale de Venise (commissaire du Pavillon Français en 1999 et du Pavillon Chinois en 2007). Directeur du MAXXI Museo Nazionale delle arte del XXI secolo de Rome depuis 2013, il a choisi le centre d’art contemporain La Panacée pour prolonger la présentation de son projet, en rassemblant 70 artistes venus du monde entier proposant ainsi un panorama vivant, poétique et politique  de la rue. Une place importante sera consacrée à la vidéo, car c’est avant tout devant des écrans que nous voyons le monde aujourd’hui; c’est également le support idéal d’une narration, un outil  de création d’espace, un moyen pour redessiner l’interface premiere entre sphère privée et publique.
 
L’exposition propose un parcours dynamique de plusieurs notions que la rue occupe, souligne ou traverse :
 
Le politique - avec notamment un accrochage de dessins, impressions et peintures liées aux mouvements de protestations et aux manifestations, avec des œuvres d’Andrea Bowers, Andrea Salvino, Marinella Senatore, Rirkrit Tiravanija,  Yang Jiechang. Mais aussi une installation de Moe Satt,  et des vidéos de Éric Baudelaire, Chto Delat, ou encore  Jonathas de Andrade.
 
Les communautés qui fondent une conscience partagée  à chaque carrefour, formant ainsi un laboratoire à même  de redéfinir les frontières, les notions de minorités,  et d’interactions, visibles dans les vidéos de Kimsooja, Zhou Tao, Kim Sora ou encore Francis Alÿs et Mark Bradford.
 
Le quotidien, qui mêle travail, loisir, repas… La rue concentre plusieurs types d’activités, les artistes l’imaginent alors comme une extension de l’espace domestique ou comme un espace  de marginalisation et d’exclusion sociale. Ainsi, l’œuvre de Halil Altindere, Mobese (Caméra dorée), se joue de façon ironique des caméras de surveillance qui jalonnent nos rues,  et les panneaux lumineux de Flavio Favelli recomposent  des signaux vidés de leur sens et de leur fonction publicitaire. On peut aussi citer les vidéos de Adel Abdessemed, Ivan Argote, Marcela Armas, Mark Lewis, Jill Magid, ou encore Fang Lu.
 
Des interventions, car la rue a été investie depuis les années 1960 par les artistes, qui ont jugé que c’était le contexte privilégié d’une expérimentation et d’actions qui soulignent souvent la sensation de solitude propre au contexte urbain.  De nombreuses vidéos évoquent ce thème, de Allora  & Calzadilla, Cao Fei, Martin Creed, Jean-Baptiste Ganne, David Hammons, et bien d’autres.
 
Un espace de transition, offrant des allers retours avec  les institutions, autorisant les porosités entre intérieur/extérieur, infiltrant les espaces fermés pour les transformer en lieux  de partage et d’expérience, et recevant les actions institutionnelles, communes, fondatrices. C’est ce que nous rappellent Thomas Hirschhorn, Raphaël Zarka ou Simon Fujiwara.
 
La rue est enfin l’espace de la cartographie, celui dans lequel  les fonctions de circuler, commercer, se divertir, s’abriter, s’éclairer… vont dessiner des systèmes de hiérarchie : celui  de la planification urbaine, point de rencontre entre utopie  et fonctionnalisme ;  celui de la gestion des flux, humains  ou énergétiques. Les œuvres de Rosa Barba, qui installe  une structure de tuyaux métalliques pour mieux donner  à entendre nos souterrains, ou de Zhao Zhao qui recrée  un bitume dans lequel les fantômes de chats écrasés ressurgissent, nous le suggèrent.
 
Pour nous accompagner, Liu Qingyuan propose une frise narrative, Stories of the street (Histoires de rues), inspirée d’œuvres ou d’événements qui ont marqué les rapports de l’art contemporain avec le contexte de la rue. Il cite ainsi dans une sorte de bande dessinée des personnages emblématiques tels  que Vito Acconci ou Daniel Buren.
 
 
La rue. Où le monde se crée.
Du 8 juin au 18 août 2019 à la Panacée,
14 rue de l’Ecole de Pharmacie
34000 Montpellier 

> Entrée libre

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